BIOGRAPHIE

Je m’appelle Félix Radu. Je suis un jeune comédien et auteur.

J’écris depuis longtemps. Longtemps, à 23 ans, ça signifie pratiquement la moitié d’une vie, finalement. Au début, j’écrivais parce que j’étais tout seul. J’étais petit, timide, et avait pour unique ami mon carnet de poésie, « Les Contemplations » de Victor Hugo, et mon ombre (que j’épiais au soleil #Shakespeare, toi-même tu sais).

J’ai donc, par une admiration sans bornes pour le romantisme, commencé à tenir un stylo afin de parler d’amour. Je rédigeais, ici et là, des poèmes pour les filles dont j’étais amoureux. Je dois avouer qu’ils n’ont jamais vraiment eu le succès escompté. Peut-être surestimais-je la rime « Belle-Gazelle » qui était, à l’époque, mon plus grand classique.

Toujours est-il qu’à Victor Hugo, s’est ajouté Musset, puis Camus, puis Shakespeare, Molière, jusqu’à devoir troquer mon cartable bien trop lourd pour une bibliothèque bien trop grande. Vous riez, mais quand t’habites dans 19m2 à Paris, il faut faire des concessions lourdes de conséquences. (Big Up à Diderot qui nous lit depuis la Belgique ! Tu nous manques poto’ !)

En bref, à 15 ans j’avais fondé mon propre cercle des poètes disparus, dont j’étais le seul membre toujours en perdition. Ce qui me donnait un avantage plutôt conséquent sur les autres; la possibilité d’écrire encore. (Tcheck ça Racine !)

Je me suis donc essayé à d’autres styles : le roman, la chanson, le rap, les scènes, le sketch,…

Puis parfois, fier (1 fois sur 10 tout du moins) je descendais lire mes esquisses poétiques à mes parents et mes essais drolatiques à mes amis. Autant vous dire que mes parents ont très vite compris qu’il fallait me faire quitter le système scolaire usuel pour une filière plus… artistique. Et au bout de plusieurs débats familiaux, d’essais graphiques, puis plastiques, j’ai enfin atterri en « Art de la parole et du théâtre » (Oui, ça existe ! Et j’en suis diplômé !).

Je grandis, j’apprends à m’ouvrir, à dialoguer, à rendre vie, à animer, à apprivoiser la parole, m’en faire une terrible amie, à insuffler du bruit dans mes cahiers silencieux, de la bruyante insolence dans ma silencieuse politesse. Je suis devenu ce qu’on pourrait appeler un timide chaleureux…

Je m’inscris alors à des concours de poésie, d’humour, de théâtre, j’en remporte quelques-uns, parfois, les jeux de mots marchent bien, on me propose d’en écrire davantage, de fonder un spectacle. (Si vous avez l’impression que tout s’accélère, c’est parce que c’est le cas…).

Je monte sur scène partager mes solitudes. Je me rends compte que je ne suis pas tout seul à être tout seul. J’agrandis mon cercle de poètes pas encore disparus.

A 20 ans, je suis reçu à la Classe Libre du Cours Florent de Paris. Je pars pour de bon, laissant là, l’infâme, l’office et mon dolmen.

Je pars écrire et vivre de théâtre.

J’ai 23 ans, toujours mon carnet de poésie dans mon sac. Victor Hugo a cédé sa place à d’autres pages, c’est vrai.
Et je sais aujourd’hui que tant que mon ombre me suit, c’est que je marche vers le soleil.
#Lacavernedeplaton, go wiki si t’as pas compris bro ! parce que c’est de la belle métaphore.

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J’ai peur du temps qui passe, de l’amour, de mourir et des femmes. J’ai peur d’être seul, de ne pas être entendu, de ne pas être compris, et pourtant je passe ma vie à écrire des textes énigmatiques et compliqués. Comme pour brouiller les pistes. Les gens pensent que l’on joue avec les mots pour perdre l’assemblée. En réalité, c’est la raison pour laquelle on écrit qu’on essaie d’égarer.

Félix RADU

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